OUI à des primes plafonnées à 10% du revenu des ménages !

Votations du 19 mai 2019

Oui à une protection contre les hausses des primes d’assurance-maladie !

Une urgence financière

Une urgence pour la santé et les finances des ménages genevois : Oui à une protection contre les hausses des primes d’assurance-maladie !

Chaque automne les primes d’assurance-maladie augmentent. Genève est l’un des cantons qui connaît les primes les plus élevées et les plus fortes hausses moyennes de primes. Au cours des vingt dernières années, elles ont augmenté de 159%.

Une limite à 10%

Pourtant, les salaires réels et les rentes ont très peu progressé. Le poids des primes dans le budget des ménages est un problème majeur pour de nombreuses personnes. L’assurance de base repose sur un modèle de primes par tête, tout le monde paie la même prime indépendamment de son revenu : plus les primes augmentent, plus elles affectent les personnes aux revenus modestes et moyens. Pour certaines personnes, les primes représentent jusqu’à 20 ou 25% du revenu du ménage !

Une réforme nécessaire

Pour la majorité de la population, que ce soit des personnes vivant seules ou des familles, y compris de la classe moyenne, les primes d’assurance-maladie ne sont plus supportables. C’est pourquoi l’initiative 170 « Pour des primes d’assurance-maladie plafonnées à 10% du revenu du ménage ! » réforme les subsides d’assurance-maladie afin de ramener la charge de la prime au maximum à 10% du revenu. Cette réforme est nécessaire dans l’attente d’une correction indispensable du système de la LAMal au niveau fédéral.

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Découvrez le texte d’initiative complet

10%, c’est un maximum !

Découvrez comment l’initiative agit à travers quelques exemples.

Un couple avec un enfant

Un couple avec un enfant à charge et un RDU de 71’000 frs, il a droit aujourd’hui à 100 frs/mois de subsides.

Avec l’initiative, ce subside sera porté à 747 frs pour toute la famille.

Une famille monoparentale avec un enfant

Avec un enfant à charge et 60’000 frs de RDU, aujourd’hui leurs subsides s’élèvent à 130 frs/mois et leur taux d’effort est de 14,44%.

Avec l’initiative, ce montant sera porté à 241 frs/mois pour les 2 membres de la famille.

Un couple sans enfant

Un couple sans enfant à charge, ayant un RDU de 75’000 frs aujourd’hui ne touche aucun subside et consacre 19.14% de son RDU à ses primes.

Avec l’initiative, le couple recevra 571 frs par mois de subsides.

Un couple avec deux enfants

Avec deux enfants à charge et 110’000 frs de RDU, aujourd’hui ce couple ne touche aucun subside et leur taux d’effort est de 14.61%.

Avec l’initiative, ce montant sera porté à 422 frs/mois pour les 4 membres de la famille.

Une famille monoparentale avec deux enfants

Une famille monoparentale avec deux enfants à charge et ayant un revenu déterminant unifié (RDU) de 70’000 frs aujourd’hui ne touche aucun subside et consacre 14,58% de son RDU à ses primes.

Avec l’initiative, elle recevra 301 frs par mois de subsides.

Une personne seule

Une personne seule ayant un revenu déterminant unifié (RDU) de 50’000 frs aujourd’hui ne touche aucun subside et consacre 14.35% de son RDU à ses primes.

Avec l’initiative, elle recevra 181 frs par mois de subsides.

Vos questions, nos réponses.

Pourquoi une initiative cantonale ?

Pour de nombreux ménages, les primes d’assurance-maladie sont un fardeau insupportable. Particulièrement pour les familles qui ont un revenu « trop » élevé pour bénéficier des actuels subsides et qui s’appauvrissent en raison de l’explosion des charges des assurances-maladie.

Pour changer radicalement le système, il faut changer la loi au niveau suisse. Cependant, au niveau des Cantons, il est possible d’agir au niveau des subsides. La majorité du Parlement genevois a toujours refusé d’adapter les subsides, c’est pourquoi il a fallu passer par une initiative populaire sur laquelle le peuple devra voter le 19 mai 2019.

 

Est-ce utile de viser les primes LAMAL?

L’augmentation annuelle des primes réduit le revenu disponible des habitant-e-s au détriment des dépenses quotidiennes pour la nourriture ou le logement. Il est essentiel de donner une bouffée d’oxygène aux habitant-e-s de Genève. L’Office fédéral de la statistique (OFS) relève que les dépenses en matière de santé représentent 15.6% du budget des ménages contre 10.3% pour l’alimentation et les boissons non-alcoolisées. La part allouée à la santé ne cesse d’augmenter, alors que celle concernant d’autres biens de première nécessité n’évolue pas !

J'ai un revenu élevé, suis-je concerné ?

Pour les personnes aux revenus supérieurs, l’initiative 170 ne change rien : elles continueront à payer leurs primes d’assurance-maladie sans subside, comme c’est le cas aujourd’hui.

Que faut-il voter le 19 mai ?

Le comité d’initiative appelle les citoyennes et les citoyens à soutenir l’initiative 170 “Pour des primes d’assurances-maladie plafonnées à 10% du revenu des ménages” et à voter OUI le 19 mai 2019 à l’objet cantonal n°7 et à choisir l’initiative IN à la question subsidiaire (objet cantonal n°9).

 

Je trouve le contre-projet déjà suffisant?

Le contre-projet opposé à l’initiative améliore le système des subsides genevois, mais n’est qu’une demi-mesure. De plus, concernant la situation des enfants et des jeunes en formation, il ne fait qu’anticiper l’application de l’art. 65 al. 1 bis LAMal, obligatoire dès le 1erjanvier 2021.

Au contraire, l’initiative bénéficiera avant tout aux personnes qui ne sont pas ou peu aidées par le système actuel des subsides à l’assurance-maladie. Le public cible visé par les subsides, actuellement composé principalement des personnes ou des familles les plus modestes, sera ainsi élargi aux familles de la classe moyenne, aux retraité-e-s seul-e-s ou en couple, ainsi qu’aux couples sans enfant.

Je ne vais de toute façon plus chez le médecin?

De plus en plus d’assuré-e-s ne parviennent plus à payer leurs primes. Ils optent pour une franchise élevée afin de voir leur prime mensuelle baisser et doivent de prendre le risque de faire face à des coûts de santé considérables. Les conséquences sont dramatiques : chaque année, entre 10 et 20% des personnes assurées en Suisse ne se rendent plus chez le médecin par crainte de frais qu’elles ne seront pas en mesure d’assumer.

 

L’accès aux soins doit être un droit et il n’est pas acceptable que des personnes y renoncent pour des raisons économiques.

Une question / remarque ?

N’hésitez plus, nous y répondrons dans les meilleurs délais.

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